dimanche 21 mars 2021

Les amants de l'été 44 - Karine Lebert

 


Gemma Harper est une jeune New-Yorkaise ambitieuse dont les certitudes vacillent à la mort de sa mère. C’est au cœur d’une Normandie inconnue que ses pas vont la guider à la découverte de ses origines cachées, liées à celles de Philippine, femme au destin romanesque durant la Seconde Guerre mondiale. 2000, Gemma est une jeune New-Yorkaise vive, séduisante, pragmatique, travaillant avec passion dans l’entreprise familiale de produits alimentaires. A la mort de sa mère, elle découvre que sa « vraie » grand-mère était française ; elle décide alors de partir, seule, sur ses traces. Ce voyage à la recherche de ses origines la conduit en Normandie. En sillonnant la région, Pont-l’Evêque, Le Havre, Barfleur, Colleville, l’Américaine recueille les témoignages de ceux qui ont connu Philippine. Tout commence en 1944, quand, en faisant du marché noir à Deauville, la jeune Normande rencontre Ethan, un GI, cajun de Louisiane. Deux destins de femmes, deux continents, deux époques… L’une est en quête, la seconde se raconte. Gemma trouvera un nouveau sens à sa vie et comprendra comment Philippine a payé le prix de sa liberté. Avec en filigrane cette question douloureuse : pourquoi a-t-elle abandonné sa fille aux Etats-Unis ?

Mon avis
Depuis toujours, j'aime beaucoup l'histoire et également lire des romans à double temporalités. Je suis assez "obsédée" par la seconde guerre mondiale, comme si j'essayais de comprendre le pourquoi de tant d'horreurs. Alors ce roman de Karine Lebert avait, sur le papier, tout pour me plaire, d'autant plus qu'on allait y parler des GI, du débarquement en Normandie...

Pourtant ma lecture de ce roman, premier tome d'une duologie, a été plutôt difficile. Heureusement qu'il s'agissait d'une lecture commune, sinon je l'aurai abandonné dès le sixième chapitre. 
Habituellement, dans ce type de récit, je suis souvent plus attachée à la période dans le passé. Mais là, heureusement que la période moderne, où l'on suit Gemma était là pour sauver les meubles. 
Je n'aime pas être négative sur un roman, car l'auteur a, la plupart du temps, travailler son texte, y a mit toutes ses "trippes" comme on dit. 
Certes la plume de l'auteur ici est fluide, mais j'avoue que c'est peut-être un peu trop. J'ai, par exemple, trouvé que les dialogues n'étaient pas crédibles du tout, notamment ceux ce situant en 1944. J'avais parfois l'impression d'être la spectatrice d'un mauvais soap-opéra ! Vous savez le genre "Amour, gloire et beauté" ! Je levais les yeux au ciel, j'étais exaspérée. 

Concernant l'histoire en elle-même, j'ai été déçue. Et oui, désolé. 
L'auteur aurait pu en faire un récit tellement intéressant où j'aurai appris des choses sur le débarquement, sur les GI etc... Je pensais vraiment que j'allais être entrainée dans une quête du passé pour se trouver. Mais non, finalement ce roman est plus une romance qu'un roman historique. 
Quant aux personnages, tous plus fades et insipides les uns que les autres. Gemma est celle avec qui j'ai le plus accroché mais malheureusement je ne me suis attachée à aucun personnage. Et ça manque cruellement quand tu as déjà une histoire qui ne vaut pas le coup. 

Je suis vraiment triste de ne pas avoir apprécié cette lecture, mais bon beaucoup d'autres lecteurs l'ont apprécié et il a trouvé son public. 
Une chose est sûr, je ne lirai pas le second tome. 







dimanche 14 mars 2021

Hamish Macbeth 1 : Qui prend la mouche - M.C. Beaton


 

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d’ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes. Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière. Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s’immerge en eaux troubles pour démasquer l’assassin.


Mon avis
J'ai découvert récemment M.C. Beaton récemment avec le premier tome de sa série Agatha Raisin, qui a été un vrai coup de coeur. Forcément, j'ai eu envie de découvrir son autre personnage fard, Hamish. Et, je peux dire que je n'ai pas été déçu. 

Hamish est donc le policier du petit village de Lochdubh, au fin fond de la campagne. Hamish y vit seul avec son chien. Nous en apprenons peu d'Hamish finalement dans ce premier tome. L'intrigue se focalise plus sur John et Heather Cartwright et des participants à leur stage de pêche à la mouche. Et il y a fort à faire avec tout ce petit monde, certes très différent, hétéroclite mais au passé trouble, chacun cachant un secret que seule Lady Jane, la participante la plus exécrable et détester du petit groupe semble connaitre. 
Mais à force d'insupporter tout le monde, de lancer des piques sur chacun, Lady Jane prend des risques. Mais rien ne l'arrête, tous souhaite même la voir disparaitre à un moment donné. Aussi quand Lady Jane est retrouvé flottante, bel et bien morte, la liste de potentiel coupable ne manque pas.

Avec ce premier tome, l'auteur prend le temps d'installer son décor, de s'intéresser à chaque personnage, à chaque caractère. Le seul, finalement, dont on sait le moins de choses c'est Hamish, mais vu que nous le retrouverons de tome en tome, nous en sauront plus au fil du temps. Pour autant, Hamish est un personnage que j'ai aimé ; combien de fois ai-je été morte de rire lorsqu'il prenait la parole, à ses jeux de mots ou dans son comportement ! J'ai tout de même hâte de mieux le connaitre et c'est un des reproches que je ferais à ce premier tome, Hamish n'est pas assez présent, pas assez mit en avant. 
Quant aux autres personnages, nous avons de tout... certains m'ont énormément plus comme Charlie, ce garçon de 12 ans, participant seul à ce stage et logeant chez sa tante, d'autres m'ont exaspéré par leur naïveté tournant limité à la bêtise, comme Alice et d'autres encore m'ont donné la nausée comme Jeremy, un des pire hommes que l'Angleterre compte... tout en lui m'a sortie par les yeux. Bref, vous ne serez pas en reste et vous aussi prendrez plaisir à aimer ou maudire certains personnages. 

Si j'ai aimé que l'auteur prenne son temps pour planter son décor, présenter les personnages avant que le meurtre ai lieu, j'avoue que j'ai trouvé la suite (enquête et révélation) beaucoup trop rapide. C'est un des point faible de ce tome, mais soyons clair ça ne m'empêchera certainement pas de lire la suite, tant j'ai aimé la plume de l'auteur, son humour et l'ambiance cosy qui se dégage de ces pages. Je peux même vous avouez que moi aussi je n'avais qu'une envie c'est de partir en écosse faire un stage de pêche au saumon (ne me jetez pas à la pierre, mais j'ai même regarder sur le net les prix pour ce genre de vacances, histoire de). 

Je suis tellement contente d'avoir découvert Hamish et surtout de continuer ma découverte des écrits de M.C. Beaton dont, en seulement deux livres, je suis tombée en amour ! 
 



lundi 1 mars 2021

Où l'océan rencontre le ciel - The Fan Brothers

 


Lucas n'a plus que des souvenirs de son grand-père. Ce dernier lui parlait souvent d'un endroit lointain, là où l'océan rencontre le ciel. Pour ne pas l'oublier, le jeune garçon décide de construire un bateau et démarre un long voyage. Arrivera-t-il à destination ?









Avec ma danseuse étoile, nous aimons découvrir des albums, nous y plonger ensemble et nous laisser envahir par les histoires, les illustrations. J'avais remarqué cet album notamment chez Sous le feuillage et chez Liyah (toutes deux mes premières sources d'inspiration pour ce qui est de la littérature jeunesse). 
Je n'avais encore jamais découvert l'univers de The Fan Brothers, et vu les avis plus que positifs, je n'ai pas hésité. 




Un après-midi d'hiver, par pluie et froid, emmitouflées sous la couette, ma fille et moi avons découvert cette histoire que nous avons tout de suite aimé. 
Aina a été conquise, a été très attirée par les magnifiques illustrations, posait beaucoup de question... bref elle a été émerveillée ! 



Et que vous dire de mon ressentie : j'ai été subjuguée. J'aime ses histoires douces, où la réalité et l'imaginaire se côtoie... Les illustrations sont oniriques à souhait et tellement emprunte de poésie ! Et le thème, très fort, incontournable et raconter avec une telle douceur, une telle attention... 

J'ai vraiment particulièrement été touchée par cet album, cette histoire très émouvante. Quand je le lis, avec ma fille, j'ai des frissons, les larmes aux yeux. Nous le relisons très régulièrement. 
Et, nous avons toutes deux hâte de découvrir un autre ouvrage de The Fan Brothers. 




mardi 13 octobre 2020

Rêves de trappeur - Rock & Kathryn Boivin

 

Rock est un jeune homme assoiffé d'aventure, un Québécois fort en gueule et grand admirateur de Davy Crockett. À dix-huit ans, il lâche tout – ses études, son confort – et part dans le Yukon, sur les traces des pionniers et des chercheurs d'or si chers à Jack London. Au début des années 1980, sa route croise celle de Kathryn, une Calamity Jane qui tient tête à tous les machos qui l'entourent. Elle aussi a quitté sa famille pour cette région. C'est la rencontre de deux personnalités hors du commun. Follement amoureux et portés par les mêmes rêves, la même quête d'absolu et de liberté, Kathryn et Rock répondent à l'appel de la forêt et décident de vivre au cœur du "bush", dans le Grand Nord canadien, selon la tradition des "coureurs des bois".



Mon avis
Déjà enfant, j'étais attirée par les grands espaces, par les lacs, les montagnes et les forêts, les rivières. Sûrement du à ma naissance dans le Jura ou juste par ce que, déjà, j'étais consciente de l'importance de la nature dans la vie de l'homme. 
Adolescente, j'ai eu le bonheur de découvrir le film de Nicolas Vanier, Le dernier trappeur. Là, ce fut pour moi une révélation... j'ai découvert une nature pure, si sauvage mais si belle que j'en ai pleuré d'émotions. Et je me suis promis, qu'un jour, je vivrais au plus proche de la nature, dans un des ses grands espaces que j'aime tant. 
Depuis lors, mon amour pour le Grand Nord ou les pays nordiques n'a cessé de croître. Et c'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers ce récit de vie. 

Dès que j'ai ouvert l'ouvrage écrit à quatre mains des époux Boivin, j'ai su que j'allais vivre un moment d'une grande force, où la puissance de la nature et sa magnificence allait me submerger. 
En plongeant dans ce récit, j'ai eu l'impression, très plaisante, de plonger dans un roman du grand Jack London. Tout y est : la force de la nature, la fragilité de l'homme, la beauté des paysages, le dépassement de soi et la danse merveilleuse entre l'homme et la nature, chacun essayant d'apprivoiser l'autre, pour finalement mener à quelque chose de totalement hypnotisant, de totalement marquant. 

C'est un récit fort, qui nous rappel à quel point l'homme à besoin de la nature pour s'épanouir. Mais aussi à quel point, cette nature bien que d'une puissance folle et aussi très fragile et qu'il nous faut la préserver. 
J'ai totalement adhéré au constat que fait Kathryn, à la fin du récit : "vivre est plus important que posséder". 

Le Yukon est tout simplement magnifique et j'ai tellement aimé le fait que, Rock et Kathryn ne cherche pas à dissimulé la dureté d'une vie dans cette région, au plus près de la nature. 
Pourtant, nous ne pouvons que vivre et même survivre en accord avec la nature, main dans la main. 
Nous faisons partie d'elle, comme elle fait partie de nous ! 

mercredi 22 juillet 2020

Fahrenheit 451 - Ray Bradbury


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé. 
 
Mon avis :
J’avais souvent entendu parler de ce roman de science-fiction, dans divers magazines littéraires, dans des émissions culturelles ou par des lecteurs. Mais je ne m’étais encore jamais sentie prête pour le lire. Le désir de me plonger dans ce roman est venu, comme une évidence, d’autant plus que j’avais le roman de Ray Bradbury dans ma bibliothèque depuis quelques mois. 
 
Guy Montag est un pompier, mais pas tel que nous les connaissons aujourd'hui. Les pompiers de ce roman allument des feux, au lieu de les éteindre. Mais que brûlent-ils ? Des livres… Car dans la société du futur que nous présente l’auteur, les livres sont considérés comme des horreurs, des inutilités… La société futuriste imaginée par Ray Bradbury condamne le questionnement et la réflexion (considéré comme antisocial, propagande de la paresse mentale), d’où l’anéantissement des livres (qui eux poussent à la réflexion, au questionnement, au débat…). Les pompiers sont donc chargés de brûler les livres, cachés par des citoyens, faisant acte de résistance. 
Mais un évènement et une rencontre (avec Clarisse McClellan) « réveillera » Guy Montag et lui fera prendre conscience que la vie, la vraie n’est pas celle qu'on les oblige à vivre ; et que les livres, l’accès à la culture sont des plus important. 
 
Ce livre est un vrai bijou. 
Commençons par le style de l’auteur. J’aime beaucoup sa manière d’aborder les choses, de donner vie aux personnages. Sa plume délicate, poétique, mais toujours puissante et passionnante m’a conduite au cœur du roman, vivant, moi aussi dans cette société totalitaire. Le roman est brillamment construit, je n’ai pas trouvé de longueur, ni de passage inutile. Tout y est essentiel, important…
 
J’ai été choqué par la société imaginée par Ray Bradbury. J’ai été choqué par la tendance à être un troupeau, déconnecté de la réalité, de la population. Ray Bradbury a créé une société totalitaire comme il en a existé plein et comme, malheureusement, il en existera toujours. Déjà dans le passé les livres étaient brûlés en place public, car jugés comme sataniques, détournant les femmes, les hommes et les enfants du droit chemin. 
Encore aujourd'hui, dans certains pays lire un livre n’est pas permis à tout le monde, et certains livres sont interdits. Même dans les démocraties, certains livres, même s’ils ne sont pas interdits, sont estimés dangereux et immoraux par certaines personnes, certaines communautés. 
Ainsi l’œuvre de Ray Bradbury est un livre d’anticipation très réaliste. L’individualisme est le moteur de la société de Fahrenheit 451. Chacun vit pour soi, se contentant seulement de vivre de choses futiles, inutiles, mais tout en suivant l’avis général ; les gens me font penser à des moutons mener bêtement par un berger totalitaire (le gouvernement). 

En lisant ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de pensé à la montée du totalitarisme nazi et aux autodafés. Terrible. Ce qui m’a aussi frappé, dans ce roman, c’est que le livre de Ray Bradbury, publié la première fois en 1953, montre une société qui ressemble beaucoup à la nôtre. Combien de fois ne me suis-je pas écrié « mais c’est pareil, ici, aujourd'hui… », « C’est tout à fait ça maintenant, ici… ». Ainsi Ray Bradbury a inventé, avant l’heure les écrans plats géants (les murs écrans), les baladeurs mp3 (les coquillages bourdonnant)… il avait vu la place immense que tiendrait la publicité dans les sociétés consommatrices, il avait vu l’expansion de la mondialisation… 
 
Pas de « happy end » dans ce livre, qui semble montrer par-là, que pour que l’humanité change et devienne « meilleure », il faut qu'elle soit d’abord anéanti… Vous l’aurez donc compris, cette œuvre est un grand classique du genre. 
Un ouvrage passionnant et très bien écrit. Tant le thème abordé que la plume de Ray Bradbury m’ont plu, m’ont intéressés. J’ai passé un moment passionnant de lecture, car au-delà du divertissement, se livre amène à la réflexion. Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez plus, car je pense que même les lecteurs qui ne sont pas du tout attirés par la science-fiction, seront captivés par ce roman.

lundi 20 juillet 2020

Meurtre en Mésopotamie - Agatha Christie


En arrivant sur le chantier de fouilles de Tell Yarimjah, Miss Amy Leatheran ouvre de grands yeux. Quoi de plus dépaysant pour une jeune infirmière que ce pays exotique, cette équipe d'archéologues installée loin de tout ? Et quelle mission singulière que d'avoir à veiller sur la belle Mrs Leidner, en proie à des hallucinations et des terreurs diverses... Miss Leatheran va tâcher de s'acquitter au mieux de ses fonctions. Mais, de masques terrifiants paraissant à la fenêtre en menaçantes lettres anonymes, les angoisses de Mrs Liedner vont finir par l'étreindre à son tour. Et lorsque cette dernière sera assassinée, Amy aura le rare privilège d'assister de près à une enquête de l'illustre Hercule Poirot... 

Mon avis
Dans ma vie de lectrice, il y a des auteurs auprès desquels j'aime revenir régulièrement, entre deux autres lectures. C'est le cas de ma chère Agatha Christie, qui a fait naître en moi mon amour pour l'Angleterre, il y a de cela bien des années. 
 
Une fois n'est pas coutume, c'est vers son héros belge, un de mes personnages littéraires fétiches, que j'aime d'amour, que je me suis tournée. Je ne reviendrai pas sur l'intrigue tout d'abord parce que la quatrième de couverture résume parfaitement celle-ci mais également par peur de trop en dire, et de vous gâcher le plaisir de lecture. 

Dès l'ouverture du roman, j'ai retrouvé avec délice la plume de la reine du crime. 
Lire Agatha Christie est pour moi comme plonger dans un lit au milieu de couverture et coussin bien douillet, au chaud, une thé brûlant dans une main, le roman dans l'autre, un air de musique classique en fond sonore... un avant goût de paradis ! 
A l'ouverture du roman, et pendant un tiers et l'ouvrage notre ami Hercule Poirot n'est pas de la partie. Notre narratrice Mrs Leatheran nous campe l'histoire et nous décrit, à merveille, tous les personnages parsemant ce récit. Une fois que le crime à eu lieu, Hercule entre en scène ; il a été interpellé par le docteur Reilly alors qu'il s'en revenait de Syrie et qu'il devait retourner en Angleterre. 
Les petites cellules grises de notre cher détective étaient indispensable pour élucider ce crime bien mystérieux. 
 
Comme toujours, Agatha m'a mener en bateau. Elle me faisait soupçonner certains personnages que je trouvais quelque peu mystérieux ou exécrables ; elle m'en faisait aimer d'autres, les croyants au dessus de tout soupçons... et puis, en quelques secondes, un revirement de situation, un geste, une paroles me faisait revoir mon jugement. 
J'avais beau noté les indices ou des faits qui me semblait important, sur un note papier à mes côtés, je me suis totalement fait avoir quand, en fin d'ouvrage, Hercule révèle le fin mot de l'histoire et le coupable de ce meurtre odieux ! 
Tout le talent d'Agatha Christie est là : une plume incisive et fluide, un rythme particulièrement soutenue, des personnages au caractère bien trempé et inoubliable, des situations cocasses et du suspens à n'en plus finir. 
Sans oublier ici l'aspect aventure puisque nous sommes en Irak sur le site de fouilles archéologiques (ce qui a rajouté à mon plaisir de lecture, étant passionnée par l'histoire et l'archéologie). 
Je ne peux donc que vous conseillez, une fois de plus, les ouvrages d'Agatha et particulièrement celui-ci.

jeudi 16 juillet 2020

La sans par - Christiana Moreau


A la mort de sa grand-mère, Maria, Silvia (restauratrice d’œuvres d'art en Belgique) hérite d'un magnifique buste de femme : La sans par. 
L’œuvre date de 1494 et, est signée par une femme, Costanza Marsiati. Elle découvrira bien vite, que le modèle n'est autre que Simonetta Vespucci, magnifique femme ayant de servie de modèle idéal à Botticelli et bien d'autres. 
Silvia souhaite en savoir plus sur l'artiste, sur Simonetta et sur l'histoire de cette statue, qui se transmet de mère en fille depuis des générations. Elle part donc à Florence, ville de beauté où l'histoire de la sans par s'est jouée. 
 
Ce roman historique de Christiana Moreau nous dévoile le destin de quatre femmes extraordinaires : Silvia, Maria, Costanza et Simonetta. 
Avec elles, c'est l'histoire des femmes, de l'art et de l'humanité qui nous est contée. Simonetta Vespucci était une femme issue d'une famille noble, d'une grande beauté (de corps et d'esprit). Beaucoup tombèrent sous son charme, notamment Botticelli, Leonard de Vinci, alors simple élève dans une bottega, Poliziano et même Giuliano de'Medici, qui fut son amant (et aussi l'autre modèle idéal, le masculin, de Botticelli).  
Que ce soit dans La naissance de Vénus, dans Le printemps ou d'autres œuvres du grand Botticelli, c'est le visage, la silhouette de Simonetta que nous admirons. 
 
Costanza Marsiati est la fille d'un artisan potier de la célèbre ville d'Impruneta, réputée pour son argile grise de grande qualité, prenant une couleur ocre après cuisson. Cette jeune fille courageuse, passionnée n'a qu'un désir : être une artiste. Elle décide alors de rejoindre Florence, là où sous l'impulsion des Médicis, l'art à pris son envol. 
Elle souhaite intégrer l'atelier des frères Pollaiulo. Mais à l'époque, Savonarole, un moine sans scrupule gagne petit à petit le cœur des florentins. Les femmes n'ont pas le droit d'être artiste (d'où le déguisement de garçon que Costanza revêt, pour intégrer la bottega). 
Savonarole fait la chasse aux sorcières et aux vanités. Florence et ses artistes s'apprêtent à vivre des heures sombres. 
 
Maria, la grand-mère de Silvia, a du quitter sa Toscane natale, avec La sans par dans sa valise, afin de rejoindre son marie en Belgique. Après la guerre, l'Italie connait une crise, la Belgique a besoin de main d’œuvre. 
Un échange écœurant est donc mis en place : contre un ouvrier italien qui viendra travailler dans les mines belge, le gouvernement italien recevra du charbon ! Outre les conditions de travail difficile et dangereuse, les accidents, les mineurs, leurs familles doivent se parquer dans les baraquements des camps de concentration que les allemands avaient construit là, pendant la guerre. 
 
Quatre femmes, quatre époques et quatre combats. 
D'une plume alerte, douce et fluide, Christiana Moreau nous entraîne sur les pas de femmes merveilleuses, de la Renaissance à nos jours. 
Le style de l'auteur, son immense travail de recherche et de documentation, font de cette œuvre, un ouvrage passionnant, d'une grande richesse où la beauté transpire. 
Ce roman historique est essentiel pour qui aime l'art, la Renaissance italienne, l'histoire et la beauté. Je suis, quant à moi, de plus en plus attirée par cette période, par les Médicis, par Florence et, cet ouvrage magnifique, que je vous conseille, est un incontournable de toute bibliothèque !

Les dames de Marlow - Robert Thorogood

  Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baig...